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Telling the tale of the good-natured but star-crossed Candide (think Mr. Magoo armed with deadly force), as he travels the world struggling to be reunited with his love, Lady Cunegonde, the novel smashes such ill-conceived optimism to splinters. Candide's tutor, Dr. Pangloss, is steadfast in his philosophical good cheer, in the face of more and more fantastic misfortune; Candide's other companions always supply good sense in the nick of time. Still, as he demolishes optimism, Voltaire pays tribute to human resilience, and in doing so gives the book a pleasant indomitability common to farce. Says one character, a princess turned one-buttocked hag by unkind Fate: »I have wanted to kill myself a hundred times, but somehow I am still in love with life. This ridiculous weakness is perhaps one of our most melancholy propensities; for is there anything more stupid than to be eager to go on carrying a burden which one would gladly throw away, to loathe one's very being and yet to hold it fast, to fondle the snake that devours us until it has eaten our hearts away?«--Michael Gerber
Derrière l’histoire, un véritable pamphlet en faveur des libertés, de la condamnation de l’esclavage et de la manière dont les droits les plus élémentaires des êtres humains en général sont trop souvent bafoués ; une profonde satire de la société, ses dérives autoritaires voire totalitaires, la prégnance infondée de certains ordres au mépris d’autres qui leur sont dévoués et de la terrifiante cruauté humaine. Voltaire use à merveille de l’ironie pour dénoncer les nombreuses tragédies qui se profilent derrière l’intolérance et le fanatisme ou plus simplement encore le règne de la superficialité et des apparences (voir, au passage, un intéressant portrait de quelques mentalités bien françaises, que dépeint l’auteur avec une certaine justesse empreinte de sens de la parodie), qui mène à une conception par trop matérialiste de la société, où l’avidité engendre trop souvent la corruption, avec en exergue un véritable questionnement sur le bonheur. Une satire de l’époque, où la recherche de l’Eldorado se mêle à l’irrationnel et les illusions sur les promesses du Nouveau Monde. Avec en arrière-plan, une magnifique attaque en règle contre l’optimisme excessif de certains philosophes de l’époque et les dérives utopistes auxquelles elles peuvent mener.
Un ouvrage très souvent recommandé pour les lycéens, mais que je ne regrette pas d’avoir lu sur le tard (si l’on peut dire…), tant le recul dont on peut disposer par rapport à une certaine connaissance du monde peut s’avérer utile pour d’autant mieux apprécier la portée de l’ouvrage. Il n’est donc pas trop tard, si vous avez passé le cap des études, pour découvrir cette intéressante œuvre pleine de révolte et d'esprit critique.
Candide, dont la forme emprunte des élements au roman philosophique, au conte, au roman picaresque et à l’allégorie plaira à ceux qui se sont amusés à lire ‘Don Quixote’ par Miguel Cervantes ou ‘Tom Jones’ par Henry Fielding. D’autres contes philosophiques de Voltaire sont construites sans exception sur les memes grandes lignes et se ressemblent tous et en style et en contenu. Parmi ceux-ci, ‘Micromégas’ est peut-être le seul capable de susciter et retenir l’intérêt longtemps, apportant une considerable nouveauté et originalité dans son contenu.
Certes, Voltaire est à son plus simple et son moins aimable dans les contes. Sa poésie, sa correspondence et ses débats pjilosophiques, tous l’emportent sur ses contes et ça, par une grande marge.